• Warning: Use of undefined constant cinecoulisses - assumed 'cinecoulisses' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/16/d333407159/htdocs/_d/wp-content/themes/cinecoulisses/functions.php on line 93

    Warning: Use of undefined constant R_5e70617602ea15aea9ac97d77ddd7ea8 - assumed 'R_5e70617602ea15aea9ac97d77ddd7ea8' (this will throw an Error in a future version of PHP) in /homepages/16/d333407159/htdocs/_d/wp-content/themes/cinecoulisses/functions.php on line 94
  • 2 comm's
A la une
[Critique] Avengers : Infinity War
Egalement dans l'actu
[Critique] L'Île aux Chiens

Annecy 2012 - Jour 3

Mercredi 6 juin, 8h. Après une nuit encore plus courte que la précédente où je n'ai pas réussi à trouver le sommeil, une première constatation s'impose... Blanche Neige semble être parti en lune de miel avec le beau soleil de la veille. Tant pis, cette troisième journée du Festival international du film d'animation d'Annecy 2012 commencera donc sous un ciel gris avec quelques goutes de pluie.

Aujourd'hui, direction la Chambre de Métiers et de l'Artisanat pour suivre une...

Conférence «étude de cas» - Conception d'un long métrage

Transmettre des expériences, partager des expertises, expliciter de façon collective et débattre des principaux enjeux et défis qui traversent le secteur de l'animation, telles sont bien les ambitions qui structurent les conférences du Festival d'Annecy depuis plusieurs années. Ouvertes à tous (professionnels, experts, journalistes, étudiants), ce sont le lieu d'échange d'informations, de réflexions et d'expériences, dans une ambiance conviviale mais studieuse.

Les 4 longs métrages Ernest & Célestine, Le Jour des corneilles, Le Magasin des suicides et ParaNorman mettent en œuvre des techniques diverses : animation 2D, 3D, stop motion. S'ils s’adressent à des publics divers, ils partagent l'ambition de développer un ton et une esthétique personnels. Sur le chemin de la conception, les difficultés sont évidemment nombreuses – techniques, organisationnelles, économiques – et les résultats toujours incertains. Animée par Stéphane Malagnac, journaliste et consultant médias, cette conférence a apporté un focus sur ces 4 projets à travers des études de cas....

Ernest et Célestine

Présentée par Ivan Rouveure, producteur exécutif, cette première étude de cas est revenue sur les spécificités de la production et les choix artistiques de Ernest et Célestine. Le film est une adaptation - et non d'une transcription - des livres de Gabrielle Vincent, réalisée par Daniel Pennac. A l'occasion de la sortie au cinéma en décembre 2012, le livre du film sera édité et du merchandising sera mis en place.

Une adaptation avait déjà été envisagée du vivant de G. Vincent - décédée en 2000 - mais celle-ci a toujours refusé de donner son accord. Des années plus tard, les discussions ont repris avec les ayant-droits, sur la base d'un projet de qualité dont le principal enjeu était l'adaptation graphique. Un pilote a été réalisé pour "tester" la faisabilité technique avec un budget de 400k€ (contre 9,2M€ pour le film). Celui-ci a permis de convaincre la famille de l'auteure et de partir à la recherche de partenaires. L'équilibre financier/artistique a été compliqué à mettre en œuvre. Pour pouvoir lever l'ensemble des financements nécessaires, le film est ainsi une coproduction entre 3 pays (France, Belgique, Luxembourg) et 2 régions françaises (Ile de France, Auvergne).

Un studio dédié au film a été monté sur Paris pour permettre de créer une dynamique d'équipe. Celui-ci garantissait également l'exclusivité des animateurs sur le projet, l'absence d'intermédiaires et permettait de centraliser la production.

Les décors ont été encrés au brou de noix, peints à l'aquarelle, puis numérisés et finalisés grâce à Photoshop. En raison du style très particulier du dessin, "pas fini", la colorisation a été faite par des animateurs. Des filtres permettant d'appliquer un effet "aquarelle" aux images ont été employés et Flash a été utilisé pour faciliter l'animation. Ce dernier point n'a d'ailleurs pas facilité le recrutement, puisqu'il a fallu trouver des animateurs maitrisant ce logiciel mais aussi l'animation traditionnelle.

L'acting (ie. le jeu des acteurs) tient une place très importante car les relations entre les personnages sont le cœur du film.


Extrait de "Ernest et Célestine"

Le Magasin des suicides

Le film en quelques chiffres :
plus de 3 ans de travail
plus de 200 personnes sur le projet
11,6 millions d'euros de budget
5 coproducteurs francophone, répartis sur 3 pays
0 feuilles de papier pour l'animation

Jean-Louis Rizet, dirigeant de Executive Toon Alliance, et Florian Thouret, directeur artistique de Caribara Animation, sont revenus sur les étapes artistiques et techniques de la fabrication du film, entre joies, incertitudes, doutes et solution. Utilisant une technique d'animation cut-out (papier découpé), Le magasin des suicides a été réalisé (quasi) entièrement au sein de la Toonalliance. Existant depuis 7 ans, ce regroupement de studios dont les liens forts favorisent le travail collaboratif se qualifie comme «l'alliance de professionnels de l'animation au service de vos productions».

Executive Toon Studio (Paris) était en charge de l'assistance au producteur, point très important sur ce film quand on sait que Patrice Leconte a été présent sur l'intégralité du projet, du suivi du workflow ou bien encore de la R&D (recherche et développement). Carribara Animation s'est occupée de la production et de la direction artistique. Waooh! (Liège) a pris en charge la conception des décors, avec un niveau de détails et l'utilisation de très nombreux calques (jusqu'à 200 layers sur certains plans) pour permettre une exploitation (entre autres, dans le cadre de la 3D stéréoscopique) optimale. TTK aka TouTenKarton (Paris, Angoulême, Montréal) a œuvré sur l'animation (en 2D, même si quelques passages ont été réalisés en 3D), le compositing et le relief. Ramsès 2 a pris en charge et/ou supervisé l'enregistrement des voix et des musiques, le mixage sonore, le montage du film ainsi que la post-production.

La musique a été enregistrée à Bruxelles, avec -pour l'anecdote- le même orchestre que pour The Artist. Parmi les quelques maillons réalisés à l'extérieur de la Toonalliance, l'enregistrement des sons et bruitages s'est fait à Vincennes, et le mixage du film chez Polisson. L'étalonnage du film a été confié à Technicolor.

De l'animatique au rendu final, en passant par la pré-animation, l'animation et le compositing... la conception du film a suivi une hiérarchie très précise, où les rôles de chacun étaient très clairement établis et définis.

Le saviez-vous ? Un grand soin a été apporté à l'ensemble des modèles des personnages. De la gouache texturée a été utilisée pour les coloriser, et l'effet aquarellé qui prédomine dans le film a été appliqué grâce à l'utilisation de Photoshop.

Avant de rendre la main, les intervenants nous ont introduit rapidement le prochain long-métrage de Patrice Leconte, Music!, prévu pour fin 2015. Celui-ci sera réalisé en utilisant la même technique (animation cut-out), avec la même équipe et sur le même schéma de production. Il est par contre fort probable qu'il ne soit pas en relief.

ParaNorman

Cette étude de cas était menée par Mark Shapiro, directeur marketing de Laika. Studio d'animation spécialisé dans la stop-motion, Laika produit des courts et des longs métrages, et sa spécialité est de tout réaliser en interne de A à Z. Tous les éléments utilisés pour les films sont ainsi conçus à la main dans les moindres détails. Le studio est situé dans l'Oregon, non loin de Portland, et possède l'un des plus grand studios stop-motion du monde, de la taille de 3 terrains de football. On lui doit Coraline, le premier film d'animation stop-motion en 3D relief, sorti en 2009 et acclamé par la critique et les spectateurs du monde entier.

Une petite ville est prise d'assaut par une armée de zombies, qui peut-on appeler à la rescousse ? le seul garçon du coin capable de parler avec les morts, Norman. Pour sauver ses congénères d'une malédiction vieille de plusieurs siècles, Norman va devoir combattre zombies, fantômes, sorcières et, les plus effrayants de tous, une tribu d'adultes demeurés. Mais ce garçon marginal aux penchants morbides va voir ses pouvoirs paranormaux poussés dans leurs derniers retranchements.

Une petite ville, des zombies et... Norman! Tel est le pitch de ParaNorman, que l'on pourra découvrir sur nos écrans le 22 août prochain sous le titre français L'étrange pouvoir de Norman.

La production de ParaNorman a duré 2 ans 1/2. Elle a nécessité 35 animateurs et 51 décors différents ont été utilisés. Alors que la sortie au cinéma a lieu début août, l'équipe était juste en train de le finaliser lors du festival (début juin), nous montrant que les délais des studios sont de plus en plus serrés. Le film mélange de manière habile les effets basiques de la stop-motion et les technologies récentes, pour un résultat époustouflant. M. Shapiro était venu accompagné par l'une des marionnettes de Norman et par un squelette de Coraline qu'il nous a présentés, insistant - entre autres - sur l'importance du département des costumes, en charge de réaliser des tenues uniques sur mesure et pleines de minuscules détails (tels que des fermetures éclairs). Pour les aficionados de la technique, sachez que les prises de vues ont été réalisées au moyen d'appareils photos Canon 5D.

Le saviez-vous ? L'ensemble des personnages de ParaNorman cumule 31 millions d'expressions faciales. Norman a lui seul possède 1,5 millions de façons de bouger son visage. Coraline en avait 170000 tandis que Jack (de L'étrange Noël de Mr Jack) en avait entre 12 et 15000... que de chemin parcouru!

Le studio travaille d'ors et déjà sur un prochain long-métrage qui sera le 3e réalisé avec Focus Features et Universal Pictures. «L'amour de l'animation faite à la main» (dixit M. Shapiro) n'est pas prêt de disparaitre chez Laika.

Le Jour des corneilles

Le scénario du (Le) Jour des corneilles est très librement inspiré du roman éponyme de Jean-François Beauchemin, dans lequel un homme accusé de meurtre raconte à la cour les événements qui l’ont peu à peu conduit à commettre l’impensable. Sorti en 2004, ce livre plutôt dur s'adresse à un public averti et avait d'ailleurs été dans un premier temps refusé l'éditeur. Séduit par sa lecture, le producteur William Picot a voulu adapter son message de manière plus universelle. Le challenge a donc été de réécrire l'histoire pour un large public et plus spécifiquement pour les enfants ; cette tâche a été confiée à Amandine Taffin qui signe ici son premier scénario. La réalisation devait initialement être assurée par Serge Elissalde, auteur des graphismes préliminaires des personnages, mais elle est finalement confiée à Jean-Christophe Dessaint.

Durant cette étude de cas, le réalisateur est revenu pour nous sur la conception du film, du scénario à l'image finale. Après avoir débuté comme directeur d'animation sur des séries télévisées, c'est en 2005 qu'il se voit confier la direction de l'animation du long métrage Tous à l'Ouest, une aventure de Lucky Luke. En 2007, Joann Sfar lui propose de devenir premier assistant réalisateur sur le film Le chat du rabbin, sur lequel il s'occupe du storyboard et de l'animation. Il est accompagné pour cette présentation par Patrice Suau, directeur artistique.

En bref : Le film raconte l'histoire d'un enfant qui vit seul dans la forêt avec son père. Il va être amené à la quitter pour faire soigner son père et découvrir par la même occasion une notion abstraite pour lui : l'amour. Le jeune garçon va alors partir en quête de cet amour qu'il prend pour quelque chose de concret, et le chercher partout pour le donner à son père afin que celui-ci devienne enfin un vrai père...

La première étape du projet a été de déterminer les comédiens et procéder à l'enregistrement des voix. Le fils - le héros - est interprété par Laurent Deutsch, tandis que Jean Reno joue le père et que Claude Chabrol - à qui le film est dédié - prête sa voix à un docteur. Le casting vocal est également composé de Isabelle Carré, Chantal Neuwirth et Bruno Podalydès. Le mixage sonore a été finalisé avant le storyboard et le "film maquette" ainsi montée a servi de référence pour l'écriture de ce dernier, mais aussi de base de travail pour les animateurs.

Le film se déroule essentiellement en plein air, dans une nature plutôt atypique, qui pourrait être n'importe où. Ce bout de nature vit néanmoins des alternances de jour et de nuit et voit défiler les saisons. Les plans de l'environnement et la lumière ont été envisagés comme pour un film réel ; cette dernière en particulier ainsi que le choix pictural ont été voulus pour dégager le plus d'émotions possibles. L'emploi du format large Cinémascope est également un vecteur supplémentaire d'émotion qu'il a fallu appréhender pour la conception, renforçant l'importance de la mise en scène.

L'équipe a souhaité donner une dimension fantastique à l’œuvre et s'éloigner de l'animation traditionnelle. L'objectif était de retrouver le rendu des techniques picturales traditionnelles (peinture à l'huile, toile) mais en utilisant l'outil informatique et les nouvelles technologies (utilisation de brosses et de filtres au sein des logiciels de conception). Une particularité du film est que les décors sont en grande partie animés ; ils "vivent" de l'intérieur grâce à des éléments inclus directement au sein du décors destinés à modifier l'éclairage ou focaliser l'attention.

La présentation s'est poursuivie par des images inédites du film, fixes ou animées, commentées par les intervenants... qui m'ont rendu impatient de découvrir le film le soir-même.

Bilan à chaud de cette première (et unique) conférence ici à Annecy : 3 heures très enrichissantes et instructives !! Il est maintenant temps d'aller faire un petit tour en Irlande et découvrir...

Brendan et le Secret de Kells

Le sucès obtenu par Brendan et le Secret de Kells de Tomm Moore, lauréat du prix du public à Annecy 2009, a braqué les projecteurs sur l'animation irlandaise. Il a aussi valu au réalisateur d'être nommé pour l'Oscar du meilleur film d'animation.

Fort d’une identité culturelle très caractéristique, pays de légende et fenêtre vers le grand large, l’Irlande a su développer depuis quelques années des productions très originales, de grands succès artistiques, et créer une relation particulière avec les autres grands pays européens de l’animation. Parce que l'Irlande, ce n'est pas que des lutins verts et de la bière brune, Annecy offrait cette année la découverte d'une animation encore jeune et empreinte de culture américaine. S'il est trop tôt pour parler d'un style irlandais, certaines pièces constituent déjà des archives. Oeuvres primées, films de commande ou d'étudiants, travaux autour du thème de l'emprisonnement... autant de programmes que les spectateurs ont pu découvrir tout au long de la semaine de Festival.

Un apprenti moine de 12 ans, poussé par un célèbre enlumineur, s'aventure au-delà du mur de l'abbaye. En se découvrant au fil de ses aventures, il sera en mesure de compléter le célèbre Livre de Kells et d'apporter espoir et lumière dans un monde assailli par les barbares...


Bande annonce de "Brendan et le Secret de Kells"

L'histoire tourne autour du Livre de Kells, une copie enluminée des Evangiles datant du début du IXe siècle, trésor national de l'Irlande et l'un des plus beaux livres de tous les temps. Agréable à regarder - avec son style graphique sympathique - et à écouter - avec des musiques très irlandaises -, Brendan et le Secret de Kells n'en reste pas moins très onirique, ce que renforce le rythme très lent du film. Mon coup de cœur va à la forêt dans laquelle Brendan se perd à la recherche de réponses, dotée de belles couleurs et qui est un personnage à elle-seule. En revanche, la fin m'a déçu... quel est donc ce fameux secret ? Ok le livre est terminé, mais je m'attendais à plus de révélations. Ce succès de l'animation irlandais n'en reste pas moins à voir par tous les spectateurs, fans d'animation ou curieux, à partir de 7/8 ans.

15h45, alors que le film se termine je me hâte pour rejoindre l'hôtel Impérial en vue d'assister à une masterclass de John Kahrs, le réalisateur de Paperman... en vain. Devant l'affluence, les portes se fermeront quelques mètres devant moi... Ce sera donc l'occasion d'aller faire une première escapade au Marché international du film d'Annecy, ou Mifa pour les intimes...

Marché international du film d'Annecy

Chaque année, le Mifa s'efforce d'offrir aux professionnels de l'animation la meilleure plateforme d'échanges. Il accompagne le développement de l'industrie en créant les outils et espaces nécessaires pour affronter les enjeux créatifs, techniques ou financiers d'un environnement en perpétuelle évolution.

Cette première visite a été l'occasion d'une visite sur le stand de la Toonalliance où je suis parti à la pêche aux infos sur Music!, le prochain film d'animation de Patrice Leconte. Les plus attentifs auront déjà vu voir l'affiche teaser que j'avais postée sur Facebook et Twitter. Ce nouveau film sera co-réalisé avec Régis Vidal, directeur artistique sur Le magasin des suicides, et produit par Gilles Podesta (Diabolo Films). Le projet était déjà latent depuis plusieurs années entre P. Leconte et Jérôme Tonnerre (le scénariste) ; il a finalement été concrétisé grâce à l'expérience de P. Leconte dans l'animation, le film étant trop cher à réaliser en live action. Côté scénario, il repose sur un postulat très simple, enfantin : «Que se passerait-il si un matin on se réveillait et que la musique n'existait plus ?» Ce nouveau long-métrage est annoncé pour Noël 2015.


Affiche teaser de "Music!"

En attendant de revenir plus longuement sur ce gigantesque marché dans des articles dédiés, je vous laisse avec quelques photos de l'ambiance générale...


Stand de Toonalliance


Stand de Ankama


Stand de 3DVF


Stand de Walt Disney Animation Studios

Petit détour par la terrasse de l'hôtel Impérial et par un cocktail avant la soirée...

Le Jour des corneilles

Après la cérémonie d'ouverture de lundi, retour ce soir dans la grande salle de Bonlieu pour découvrir l'un des événements de cette semaine de festival, Le Jour des corneilles, projeté pour la toute première fois à Annecy. L'équipe du film est d'ailleurs présente au grand complet dans la salle pour découvrir son travail en même temps que les spectateurs. La séance est introduite par le réalisateur, Jean-Christophe Dessaint. Introduit par Serge Bromberg, celui-ci revient rapidement sur la conception du long métrage, évoquée longuement lors de la conférence de ce matin, avant de laisser la place au film. Le rideau peut alors s'ouvrir et la séance commencer...

Le fils Courge vit au cœur de la forêt, élevé par son père, un colosse bourru et tyrannique qui y règne en maitre et lui interdit d’en sortir. Ignorant tout de la société des hommes, le garçon grandit en sauvage, avec pour seuls compagnons les fantômes placides qui hantent la forêt...

Original, Le Jour des corneilles l'est assurément, tant visuellement qu'au niveau de son récit. En dépit d'un premier tiers très abstrait et un peu fouilli, le film finit par prendre ses marques alors que le père et son fils se confrontent à la civilisation. Avec ses décors peints à l'aquarelle et ses paysages qui s'animent, le style graphique emprunte au grand Myazaki et nous immerge dans une nature envoutante et vivante, pleine de surprises visuelles. Les relations entre les personnages tiennent une place très importante, et ceux-ci nous entrainent dans une histoire qui dénonce la haine et l’intolérance, avec même une touche d'amour.

Destiné aux enfants à partir de 6/8 ans, mais aussi aux plus grands, le film arrive dans nos salles le 24 octobre 2012... et on vous en reparle très bientôt sur le site !

1h30 plus tard, générique de fin, les lumières se rallument... commence alors une salve d'applaudissements qui se terminera en standing-ovation alors que l'ensemble de l'équipe du film monte alors sur scène. De mémoire de Serge Bromberg, «on n'avait pas vu cela depuis Les Triplettes de Belleville.» Pour une première projection au public, J-C Dessaint et son équipe ne pouvaient certainement pas rêver et espérer mieux.

Point d'after pour moi ce soir. J'étais initialement tenté par la découverte de La traversée du temps sur l'écran géant du Pâquier, je me rattraperai plus tard... d'autant plus que ce soir, je change d'hôtel et je ne suis plus tout seul puisque Marc de Cloneweb sera mon comparse de chambrée pour la fin du festival.

Et la suite

Work-in-progress de Ma maman est en Amérique, making-of du (Le) Lorax, ballade sur les mers du monde avec Selkirk, exploration en Amérique du sud avec Tad, sans oublier une (longue) découverte du Mifa... tel a été en gros le programme de la journée de jeudi. A suivre..

2 commentaires

  1. #1 Keirn

    Bonjour
    Je m'étonne un peu que l'auteur des graphismes du Jour des corneilles ne soit pas cité. Pour info, il s'agit de Serge Elissalde.

  2. #2 Matthieu

    @Keirn: je savais que S. Elissalde avait initialement été choisi pour réaliser le film et j'avais prévu de mettre l'info dans ma critique complète, par contre je ne savais pas qu'il était aussi auteur des graphismes... j'ai ajouté ces deux infos dans le compte-rendu, merci :-).

  3. #3 Smeether

    Serge Elissalde est l'auteur du graphisme des personnages principaux du Jour des Corneilles dans leur version rought, il n'est pas l'auteur de l'ensemble du graphisme du film. Jean-Christophe Dessaint le réalisateur, et Patrice Suau le directeur artistique, ont entièrement créés le graphisme des personnages tels qu'ils sont dans le film ainsi que les décors, la couleur, la lumière...

  4. #4 Matthieu

    @Smeether: merci beaucoup pour ces précisions, je mets à jour le compte-rendu.