[Preview] Nous avons vu les premières images de "Astérix : Le Domaine des Dieux"

Après un premier aperçu fin janvier au Showeb, j'ai eu le plaisir d'assister mardi dernier au Grand Rex à Paris à une nouvelle présentation du futur (grand) film d'animation de cette fin d'année : Astérix : Le Domaine des Dieux. Pour l'occasion, les deux co-réalisateurs Louis Clichy et Alexandre Astier avaient fait le déplacement, accompagnés par toute l'équipe SND qui distribuera le film sur nos écrans le 26 novembre prochain !!

Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d'irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l'envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains : «Le Domaine des Dieux». Nos amis gaulois résisteront-ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

Alexandre Astier est "monté" le premier sur scène pour nous parler de la genèse du projet et du film, mais aussi de l'album dont il est tiré. En effet, Le Domaine des Dieux n'a pas été choisi au hasard : contrairement à des adaptations précédentes (live ou pas) où les scénaristes allaient généralement chercher des éléments de plusieurs albums - un album général puis des éléments empruntés à d'autres pour remplir le temps du film -, ici «c'est vraiment l'histoire du "(Le) Domaine des Dieux", et ce n'est que "Le Domaine des Dieux !!». L'histoire est déjà un scénario de cinéma et les actes sont déjà placés «comme un grand film» : les ingrédients de «ce qu'il faut pour être sur un écran» sont déjà présents. C'est aussi un des (très) rares albums de la saga où César a un réel plan pour contrer nos irréductibles gaulois, ce qui apporte un côté inédit mais surtout bénéfique à une intrigue de long-métrage. Le village n'est évidemment pas délaissé pour autant, et les célèbres personnages sont tous là, emmenés par Astérix, Obélix et Idéfix.

A.Astier nous a ensuite parlé du "doublage" du film, qui n'en est dans les faits pas réellement un. En effet, là où tous les grands films américains (mais pas que) comme les Pixar ou les DreamWorks sont enregistrés en anglais, ici Astérix : Le Domaine des Dieux a été enregistré directement en français. Ainsi les acteurs ont véritablement joué leur texte comme ils l'ont voulu, à l'instar d'un roman radiophonique, sans images de références et sans se soucier du résultat final. Ce sont en effet leurs prestations qui sont utilisées par les animateurs pour donner vie aux personnages ou pour synchroniser -par exemple- le mouvement des lèvres. De même, les comédiens ont été filmés en studio et leurs postures peuvent aider les animateurs. Fait rare dans un grand film d'animation, les personnages vont ainsi «réellement jouer et parler français».

Côté casting, c'est une ribambelle de (très) beau monde. Premièrement (et non des moindres), Astérix est MONSIEUR Roger Carel, sorti de sa retraite spécialement pour reprendre le personnage qu'il a créé et qu'il suit maintenant depuis les années 60. Il est accompagné de Guillaume Briat qui prête sa voix à Obélix et succède ainsi à Pierre Tornade et Jacques Frantz. A leurs côtés, on retrouve (liste non exhaustive) Alain Chabat, Florence Foresti, le regretté Artus De Penguern, Géraldine Nakache, Elie Semoun, François Morel, Lionel Astier (père de), Alexandre Astier (qui nous explique avec humour qu'il l'a fait pour récupérer un peu du budget) ou bien encore Lorànt Deutsch.


Alexandre Astier

Louis Clichy prend ensuite le micro pour nous présenter des images du film, préparées spécialement pour l'occasion.

Il commence par parler du passage de Astérix de la 2D à la 3D. Il nous explique ainsi que Albert Uderzo - avec qui toute l'équipe du film a travaillé en étroite relation - était «plutôt réticent et méfiant» à cette idée. L'équipe du film a ainsi réalisé des maquettes 3D des personnages qu'ils ont ensuite animées dans des courtes séquences tests pour avoir une idée concrète du rendu... et ils ont été très agréablement surpris par le résultat : les personnages passent très bien de l'animation 2D traditionnelle à l'animation en images de synthèses. On découvre ainsi les maquettes de Astérix et Panoramix, ainsi qu'une séquence "test" de baffes d'Obélix, et le résultat se révèle très fidèle à l’œuvre originale.

La problématique des décors était différente. Ceux-ci sont en effet très simplistes dans la bande dessinée, et il s'agissait de leur donner plus de profondeur pour le passage sur grand écran. Les artistes ont ainsi conçu des décors plutôt classiques, mais auxquels ils ont intégré des éléments cartoons pour rappeler la BD et permettre à nos personnages d’interagir avec.


Première case de l'album original

La présentation se poursuit avec la découverte de quatre extraits du film.

Le premier extrait que nous avons pu voir est une (courte) scène prenant place dans le palais de César. L.Clichy nous en a montré trois versions (storyboard animé, animation et enfin le rendu final avec les textures, les éclairages et les effets spéciaux) pour nous permettre d'appréhender un peu plus tout le travail demandé pour la conception d'un tel film. La troisième version, (presque) finalisée, nous a permis d'apprécier le très beau rendu visuel du film et les effets de lumières très présents dans le palais.

Le deuxième extrait est la séquence d'ouverture du film. Après quelques plans du village gaulois, nous voilà dans le palais de César où celui-ci explique son plan à quelques collaborateurs. Cette séquence était (presque) terminée et nous a permis d'avoir un petit avant-goût très alléchant de ce que nous découvrirons en novembre.

Le troisième extrait fait immédiatement suite au précédent dans le film. Il s'agit d'une course-poursuite après un sanglier dans la forêt, mais c'est surtout la première fois que l'on voit Astérix, Obélix et Idéfix en 3D et le résultat est plus que réussi. On retrouve avec plaisir Roger Carel dans le rôle de Astérix et on découvre Guillaume Briat dans celui d'Obélix. Drôle et dynamique, cette séquence m'a réellement convaincue. Si cette scène est - comme l’annonçait L.Clichy - représentative du film, il y a de quoi être réellement impatient.

Le quatrième (et dernier) extrait nous a montré une (courte) séquence d'ambiance au sein du village, où tous les gaulois prennent de la potion magique avant d'aller affronter les romains. Rien de plus à dire si ce n'est que - là encore - on retrouve avec plaisir l'ambiance si caractéristique des bandes-dessinées.

Comme dit plus haut, j'avais déjà pu découvrir une partie de cette présentation en début d'année et j'avais déjà été emballé. Cette nouvelle présentation n'a fait que renforcer mes premières impressions et mon enthousiasme, et j'ai vraiment hâte de pouvoir en voir encore plus et découvrir le résultat final ! Cet Astérix : Le Domaine des Dieux semble bien parti pour réconcilier les spectateurs - petits et grands - avec les adaptations cinématographiques de l'univers d'Astérix, et nous offrir en prime un grand film d'animation français, ambitieux et réussi.

Vous pourrez découvrir le film en avant-première au Grand Rex précédé du spectacle de la Féerie des eaux à partir du 15 novembre prochain en exclusivité avant la sortie nationale le 26 novembre. En prime, le Rex se mettra aux couleurs d'Astérix et il se murmure qu'un village gaulois de Noël pourrait y être installé. Autant de bonnes raisons de ne pas manquer ce grand rendez-vous !!


La grande salle du Rex

Quelques infos techniques
ASTERIX : LE DOMAINE DES DIEUX
Un film d’animation en 3D Relief de Louis Clichy et Alexandre Astier
D’après l’œuvre de René Goscinny et Albert Uderzo
Scénario, adaptation et dialogues d’Alexandre Astier
Un film produit par M6 STUDIO, Belvision, M6 Films et SNC
Droits d’adaptation : Les Editions Albert René