Annecy 2015 - Jour 2

Annecy, mardi 16 juin... « Today is going to be a crazy Disney day !! »

Le mardi au Festival international du film d'animation d’Annecy est traditionnellement dédié au studio aux grandes oreilles et cette édition 2015 ne fait pas exception à la règle. Alors que cette année est marquée par la sortie de deux long-métrages Pixar (dont un le lendemain 17 juin), la journée qui attend les Festivaliers est des plus alléchantes... Présentation évènementielles, avant-premières, séances de dédicace sans oublier la traditionnelle projection nocturne en plein air sur le Pâquier, le programme est très chargé. Il est aussi très attendu, en témoigne les très longuuuuuuuuuuues files d’attente dans Bonlieu.


Une des navettes qui emmène les Festivaliers d'un site à l'autre

La matinée est consacrée aux studios Pixar avec une première séance évènement à 10h30...

Le Voyage d’Arlo

En plein travail sur le film, le réalisateur Peter Sohn a pris quelques jours de « congé » pour venir présenter les premières images inédites de son premier long-métrage, mais aussi son parcours au sein du studio.

Entré chez Pixar en 2003 pour travailler sur Le Monde de Nemo, P.Sohn a occupé les postes d’animateur, de storyboardeur, mais également d’acteur (il a prêté sa voix à de nombreux personnages secondaires) et de réalisateur. On lui doit le court-métrage Passages nuageux diffusé en ouverture de Là-haut.

P.Sohn nous confie que les relations entre les personnages et les émotions sont quelque chose très important pour lui, autant d’éléments que l’on retrouve dans le court-métrage de 2009 mais aussi dans... Le Voyage d’Arlo. Ce n’est donc pas surprenant si le réalisateur s’est vu confié le 16e long-métrage du studio. Aucune allusion ne sera faite sur le parcours chaotique du film, annoncé il y a déjà quelques années et repoussé plusieurs fois par la suite. Au lieu de cela, nous aurons le droit à une présentation très complète du film : intrigue, personnages, choix artistiques... De nombreux éléments inédits, dont des dessins, des concepts arts originaux et deux séquences « work-in-progress » ont également été dévoilés.

Comme Pixar aime si bien le faire, l’intrigue du film s’appuie sur un « Et si ? ». Et si l’astéroïde avait raté notre planète il y a 65 millions d’années ? Et si les dinosaures étaient toujours présents et avaient construit une vraie civilisation ? Et si les humains n’avaient pu se développer ? Tel est le postulat de départ...

Le Voyage d’Arlo nous offre un portofolio de personnages plutôt cools et attachants parmi lesquels Arlo - un jeune apatosaure – bien sûr, mais aussi toute sa famille de fermiers, des T-Rex ou encore Spot – un jeune garçon –. Les décors seront le plus réalistes possible (l’eau montrée dans le premier extrait était vraiment bluffante de réalisme) tandis que l’animation sera plus cartoon, ce choix artistique promet un résultat atypique et inédit.

Le premier extrait présenté nous montre Arlo qui tombe dans l’eau et est entrainé dans un torrent. Suite à un accident, il se retrouve éloigné de sa ferme natale, ainsi commence son voyage retour pour rentrer à la maison. En chemin, il va croiser la route de Spot, un petit garçon qui agit comme un chien. Ce voyage initiatique va faire de Arlo un dinosaure, un vrai, un adulte.

Le deuxième extrait dévoilé nous montre Arlo et Spot en train de se présenter leurs familles respectives. Touchant et émouvant, cet extrait nous cueille là où l’on n’attendait pas le film : au niveau des émotions, et laisse entrevoir un film qui pourrait être plus fort et surprenant qu’il n’y parait. Verdict pour les fêtes de fin d’année...

Et si l’astéroïde responsable du cataclysme qui a radicalement bouleversé la vie sur Terre n’avait jamais heurté notre planète ? Si du coup les dinosaures n’avaient pas disparu ? Avec LE VOYAGE D’ARLO, les studios d’animation Pixar nous entraînent dans une formidable épopée à travers le monde des dinosaures. Livré à lui-même, Arlo, un Apatosaure, va se faire un ami tout à fait improbable : un humain. Durant leur périple, en parcourant des terres aussi hostiles que mystérieuses, Arlo va apprendre à affronter ses peurs et découvrir ce dont il est réellement capable...

Le Voyage d’Arlo sortira au cinéma en France le 25 novembre 2015.

Sanjay’s Super Team

Les studios Pixar ont pour habitude d’accompagner les sorties de leurs nouveaux films par des courts-métrages inédits. Pour la deuxième partie de la présentation Pixar, la productrice Nicole Grindle monte sur scène pour introduire le nouveau court-métrage du studio.

Elle invite ensuite le réalisateur Sanjay Patel à la rejoindre. Le moment est venu pour les Festivaliers de découvrir Sanjay’s Super Team...

Ce court-métrage très atypique pour un Pixar est basé sur une histoire (presque) vraie. Passant d’un monde réel simpliste et peu détaillé à un monde onirique très beau et coloré, il réussit avec quelques scènes d’action et sans le moindre dialogue à amener un très beau message : la réunion spirituelle d’un père et de son fils.

Sanjay Patel s’est inspiré de sa propre vie pour raconter l’histoire d’un garçon d’origine indienne, premier de sa famille à naître sur le sol américain. Alors que le garçon plonge avec délice dans l’univers des cartoons et des comics, son père tente de le ramener vers les traditions ancestrales de sa famille hindoue. Fruit d’une culture mais attiré par une autre, Sanjay va vivre une aventure qu’il n’aurait jamais pu imaginer. Il en sortira avec une vision du monde plus vaste et ouverte que père et fils pourront partager...

Durant la présentation, Sanjay Patel est revenu sur son parcours tant personnel que professionnel, et sur l’importance de la famille et des traditions pour lui. Sanjay’s Super Team est un court-métrage résolument personnel, avec des références culturelles et religieuses, sous forme d’hommage du réalisateur à sa culture et à sa famille... autant de points qui représentent une première pour Pixar.

D’un point de vue technique, le court-métrage est réalisé en images de synthèses classiques. La technique d’animation utilisée pour le monde imaginaire imaginé par l’enfant est identique à celle de la série Tron : Uprising. Un travail important a été réalisé sur cet univers, très coloré, qui joue beaucoup sur les effets de lumière et d’ombre, ainsi que sur les effets de caméra. Les chorégraphies des combats des différentes divinités bouddhistes ont également été particulièrement travaillées et soignées. La bande-son reprend elle-aussi les codes du bouddhisme, nous plongeant encore davantage dans le monde du réalisateur.

La présentation se termine par une nouvelle projection du court-métrage qui déclenchera un nouveau tonnerre d’applaudissements. Sanjay’s Super Team sera projeté avec Le Voyage d’Arlo fin 2015 !!

Pas le temps de se (re)poser, puisqu'à l'issue de cette séance évènement m'attend la première table ronde de la journée...

Rencontre avec Peter Sohn pour "Le voyage d'Arlo"

En compagnie de quelques autres blogueurs, nous allons échanger avec le réalisateur sur le travail qu'il reste à faire avant la sortie, sur les choix artistiques ou bien encore sur la production chaotique du film. Bien qu'un peu convenues, les réponses n'en demeurent pas moins intéressantes et instructives pour qui s'intéresse un tant soit peu à ce qu'il se passe derrière les images d'un film !

Pour Peter Sohn, la production d'un film s'apparente à une course de fond, un processus très long aux nombreux étapes, pendant lequel le coureur - ici réalisateur - interagit avec de nombreux acteurs. Le plus important d'après lui est l'idée de départ du film : conserver l'âme et la fraicheur des idées d'origine n'est jamais facile, mais il est important d'y arriver et de s'y référer à chaque étape de la production pour ne pas le dénaturer.

Le film s'ouvrira sur une séquence (plus) réaliste. Par la suite, l'équipe du film a souhaité quelque chose de plus "graphique" qui permette au public de s'identifier plus facilement. Au long du film, nous pourrons voir des dinosaures réalistes. Arlo, lui, est comme un étranger dans un monde sauvage après avoir été forcé de quitter sa ferme. Certains dinosaures sont parfaitement intégrés dans leur, mais Arlo lui est un enfant perdu dans le monde sauvage, effrayé et faible, même si il devient (logiquement) de plus en plus à l'aise au fil du film. Ceci sera surtout visible sur les plans larges, permettant d'appuyer le fait que Arlo n'est pas à sa place.

Concernant Spot, sa conception s'est avérée compliquée. Son design est assurément celui d'un humain. Son caractère est, lui, totalement animal au début du film, et évolue au fur et à mesure qu'on apprend à le découvrir. De nombreux tests d'animations ont été réalisés pour faire en sorte que les décisions prises par Spot n'aient pas l'air humaines. Par exemple, quand nous voulons attraper un objet nous commençons par le regarder avant de le saisir alors qu'un animal commencera par le renifler. L'objectif était que Spot ressemble à un enfant mais que ses mouvements fasse « animal », tout en faisant ressortir progressivement son humanité au long du film.

Contrairement à ce que nous aurions pensé, Le Petit Dinosaure ne fait pas partie des références du réalisateur qui nous avoue ne l'avoir jamais vu. En revanche, de nombreux films des années 70 ont servi d'inspiration.

La rencontre se terminera en demandant au réalisateur si nous allons voir d'autres humains dans le film ? Il nous faudra attendre la fin de l'année pour découvrir Le voyage d'Arlo et avoir la réponse...

La journée avance et l’après-midi est placé sous le signe des Walt Disney Animation Studios, venu eux aussi présenter leurs dernières productions... Il est 16h, la grande salle de Bonlieu est pleine à craquer, c’est parti !

La Reine des Neiges : Une fête givrée

A la différence de Sanjay’s Super Team, le court-métrage des studios Disney n’est pas une exclusivité annécienne. Ce dernier a en effet été dévoilé avec Cendrillon au printemps dernier. Le Festival peut néanmoins se targuer d’avoir le droit à la première mondiale en 3D relief, le court-métrage avait en effet été exploité en 2D au moment de sa sortie en salles.

Plus qu’une réelle présentation, sa projection à Annecy est avant tout l’occasion de rendre un hommage au studio ainsi qu’à toute l’équipe du grand classique qu’est désormais La Reine des Neiges.


Séance de dédicaces pour l'équipe de "La Reine des Neiges"

Le réalisateur Chris Buck ainsi que les producteurs Peter Del Vecho et Aimée Scribner avaient fait le déplacement pour présenter aux festivaliers leur nouvelle production et nous parler du succès planétaires des aventures de Anna, Elsa, Olaf et tous leurs compagnons.

Pour Chris Buck, La Reine des Neiges déjoue les codes du conte de fée – le coup de foudre, le prince charmant, etc. – autant de raisons qui expliquent son succès. La Reine des Neiges : Une fête givrée s’inscrit dans sa lignée, et condense en quelques minutes un « héritage Disney ».

Mais l’évènement de l’après-midi est sans conteste la présentation du prochain long-métrage du studio...

Zootopie

Les festivaliers attendaient Byron Howard et Rich Moore, ce sont un renard et un lapin – pour représenter les protagonistes du film – qui vont débarquer sur scène : le ton de la présentation est donné !! Pour mettre l’ambiance, les deux réalisateurs ont en effet fait leur entrée sur scène costumés, ce qui déclenchera fort logiquement les applaudissements de la salle.

Aux origines de Zootopie, il y a l’envie de B.Howard de faire un film original dont les protagonistes seraient des animaux. Le réalisateur confie ainsi avoir été influencés par les nombreux films Disney mettant en scène des animaux, Robin des Bois en tête. Il est rejoint un peu plus tard par R.Moore dont l'expérience sur Les Simpsons (notamment) ne pourra qu'être un plus non négligeable pour apporter au film son humour et son ambiance résolument dans l'air du temps. Pendant près d’une heure, les réalisateurs vont nous présenter dans le détail la (grande) ville de Zootopie, les nombreux protagonistes du film, les recherches graphiques ou bien encore les études sur le terrain en Afrique.

Dense, moderne et déjantée, Zootopie est divisée en plusieurs zones. De Tundratown à Sahara Square, en passant par Little Rodentia, le Rainforest District ou bien encore Burrow Burrough – quartier peuplé de millions de lapins, la ville est peuplée uniquement de mammifères de toutes tailles et de toutes espèces qui cohabitent, et où chaque élément est adapté pour les espèces de toutes tailles, des hôtels aux transports en commun, en passant par les restaurants ou les kiosques à journaux (où vous pourrez retrouver notamment Gnusweek, Ellephant, Vanity Fur).

Les différents personnages ont été conçus en fonction des caractéristiques des animaux qui les interprètent. Les gnous sont détendus, les lemmings se déplacent en bande et font tous la même chose... Les paresseux, eux, travaillent... à la préfecture, ce qui donne des scènes surréalistes dignes de l'administration (française, mais pas que).

Un renard et un lapin, deux personnages que tout oppose, vont pourtant devoir collaborer ensemble pour résoudre une enquête. La lapine Judy se voit en effet confié une enquête sur une disparition pour 48h (pas une de plus) et le seul témoin de la scène qui puisse l'aider est... le renard Nick. Les deux personnages vont donc devoir collaborer, non sans quelques heurts. Judy veut en effet absolument prouver qu'elle peut y arriver, non seulement à elle même, mais aussi pour et ainsi quitter définitivement la circulation, tandis que Nick fait tout pour la ralentir.

Les réalisateurs nous promettent un film drôle, de nombreuses références et clins d’œil. Le film sera un buddy-movie dans le style de ceux des années 80. L’acceptation de soi et des différences y tiendront une part importante.

Ce sont ensuite 5 extraits qui nous ont été présentés, autant de moyen d’apprécier l’univers et l’atmosphère du film. Ceux-ci ont déclenché des réactions enthousiastes de la salle et conquis le public. Zootopie s'annonce d'ors et déjà comme un grand film et comme une vraie réussite, beau, drôle, touchant, avec une super histoire et des personnages attachants... la recette d'un vrai Disney en somme ! Tous les ingrédients sont déjà là :)

Zootopie est une ville qui ne ressemble à aucune autre : seuls les animaux y habitent ! On y trouve des quartiers résidentiels élégants comme le très chic Sahara Square, et d’autres moins hospitaliers comme le glacial Tundratown. Dans cette incroyable métropole, chaque espèce animale cohabite avec les autres. Qu’on soit un immense éléphant ou une minuscule souris, tout le monde y à sa place ! Lorsque Judy Hopps fait son entrée dans la police, elle découvre qu’il est bien difficile de s’imposer chez les gros durs en uniforme, surtout quand on est une adorable lapine. Bien décidée à faire ses preuves, elle s’attaque à une épineuse affaire, même si cela l’oblige à faire équipe avec Nick Wilde, un renard à la langue bien pendue et véritable virtuose de l’arnaque...

Zootopie sera à découvrir en février prochain... l'attente est encore bien (trop) longue !


Les avions échoués sur la scène de Bonlieu

Direction l'Hotel Impérial où m'attend la deuxième table ronde de la journée...

Rencontre avec Sanjay Patel et Nicole Grindle pour "Sanjay's Super Team"

Durant une vingtaine de minutes, nous allons discuter avec le réalisateur et la productrice du court-métrage Sanjay's Super Team... une entrevue aussi intéressante qu’enrichissante !

Sanjay Patel est revenu sur les origines du court-métrage, et notamment sur la séance de « pitch » devant John Lasseter. Il nous explique ainsi que le sujet principal qu'il voulait mettre en avant n'était pas la religion, mais son enfance qui a baigné dans cette culture. Une grande partie du monde de ses parents tournait autour de la foi, de la religion et des icônes religieuses... un univers dans lequel il ne se sentait pas vraiment à sa place, mais qu'il appris à découvrir et à apprécier, et qu'il respecte vraiment aujourd'hui. Ainsi, les deux raisons qui l'ont poussé à faire ce court-métrage sont sa passion pour la culture hindouiste et son amour pour ses parents.

Nicole Grindle explique qu'il s'agit vraiment d'une histoire personnelle mais aussi sur l'hindouisme, deux sujet sur lesquels il fallait être vigilant à être le plus respectueux possible.

Sanjay's Super Team est un court-métrage très différent de ce que Pixar nous propose d'habitude. La productrice explique que c'est justement ce qui a séduit John Lasseter. Ce dernier demande de temps en temps des projets atypiques, il demande aux gens d'explorer et d'innover. Il a été séduit par les premiers concepts et par le thème, et il a demandé à Sanjay de développer son idée. Chaque court-métrage du studio vient de l'idée et du point de vue particulier d'un artiste. John Lasseter connaissait Sanjay qui travaille au studio depuis quelques années déjà et il lui a fait confiance. (Sanjay sourit)

Quand il était enfant, Sanjay Patel aimait beaucoup les comics et autres cartoons.... ce style s'est donc imposé naturellement l'histoire qu'il voulait raconter. « Si je rembobine à mes 9 ans, c'est exactement le style que j'aimais à l'époque. »

Concernant la culture indienne, il voulait partager le plus de détails possibles et être le plus précis possible, mais cela aurait ennuyé les gens. Le défi a donc été d'introduire l'essentiel tout en le rendant très riche et accessible. John Lasseter voulait faire un court-métrage qui plaise aux enfants d'aujourd'hui, qu'ils aient envie de le voir malgré le sujet atypique. Sanjay et lui ont ainsi décidé de mettre en scène une équipe de super héros. « Si vous montrez aux enfants des supers-héros et qu'ensuite vous leur montrez quelque chose d'encore plus cool, cela leur donnera envie de s'intéresser à l'histoire, à cette histoire de choc des cultures » explique ainsi le réalisateur.

Sanjay's Super Team sera à découvrir dans nos salles à la fin de l'année !


L'Hôtel Impérial

Alors que la rencontre se termine, direction les bords du lac pour le traditionnel...

Barbecue Disney•Pixar

Comme tous les ans, le Moon a été redécoré aux couleurs du studio et les burgers, hot-dogs et autres pots de glace ont envahi les tables... pour notre plus grand plaisir ! Toujours aussi convivial, cet évènement sera l'occasion de discuter avec des confrères bloggueurs et journalistes, mais aussi avec des professionnels.

C'est également durant le barbecue que se tiendra la troisième table ronde de la journée...

Rencontre avec Byron Howard et Rich Moore pour "Zootopie"

Probablement la plus cool et la plus intéressante des trois rencontres de la journée, celle-ci sera l'occasion de discuter avec les deux réalisateurs du (futur) grand classique des Walt Disney Animation Studios. Nous aurions pu rester des heures à discuter avec les deux hommes, passionnants et passionnés...

Pendant près de vingt minutes, nous allons revenir avec eux sur les origines du projet, la construction de Zootopie, ou encore l'aspect résolument "dans l'air du temps" du film... de quoi nous donner encore plus envie de découvrir Zootopie !

La soirée se terminera tranquillement avant un retour à l'hôtel. La mi-festival approche, la fatigue commence déjà à pointer le bout de son nez !

A suivre...