Annecy 2015 - Jour 4

Annecy, jeudi 18 juin ! Une journée en jaune...

Ce 4e jour signifie que nous sommes déjà à mi-festival... ce que mon organisme me rappelle bien volontiers, la fatigue commençant à bien se faire sentir ! Fort heureusement, le soleil règne enfin sur le Festival international du film d’animation d’Annecy. J’avais initialement prévu de (re)voir Les Minions ce matin en projection presse (avant la grande avant-première de ce soir) mais la fatigue aura raison de moi et je mettrai à profit le début de matinée pour dormir quelques heures de plus. Ma journée commencera ainsi comme la veille en salle Pierre Lamy...

Work-in-progress "Bakemono No Ko"

Bakemono No Ko, littéralement « Le fils de Bakemono » est réalisé par Mamoru Hosoda. Son titre anglais sera The Boy and the Beast. Le film sortira sur nos écrans début 2016 et n’a pas encore de titre français (cela ne devrait plus tarder).

Ce work-in-progress est animé par Seiji Okuda, producteur du film, et Yohann Compte, directeur adjoint vente internationales chez Gaumont qui distribue le film.

Shibuya, le monde des humains, et Jutengai, le monde des Bêtes. C'est l’histoire d'un garçon solitaire et d'une Bête seule, qui vivent chacun dans deux mondes séparés. Un jour, le garçon se perd dans le monde des Bêtes où il devient le disciple de la Bête Kumatetsu qui lui donne le nom de Kyuta. Cette rencontre fortuite est le début d'une aventure qui dépasse l’imaginaire...

Pour commencer la séance, Seiji Okuda revient sur son parcours. Le producteur a notamment travaillé pour Ghibli, ainsi que sur des productions TV. Il nous confie que sa propre fille a servi de modèle pour Chihiro dans Le voyage de Chihiro, tandis que lui a servi de modèle au père qui se transforme en cochon. Sa première rencontre avec M. Hosada s’est faite à l’époque du (Le) château dans le ciel. Bakemono No Ko a été présenté au Japon il y a quelques jours et les premiers retours ont été très bons, ce qui rend d’autant plus impatient S.Okuda de présenter le film ici, à Annecy !

Responsable des ventes à l’international, Yohann Comte se définit lui même comme un fan d’animation japonaise. Bakemono No Ko est le premier film d’animation japonais distribué par Gaumont. Suite à l’immense succès des (Les) enfants loups, Ame & Yuki, le précédent film de M. Hosada, Gaumont a souhaité s’associer au réalisateur que certains voient déjà comme le successeur de Hayao Miyazaki. Plus qu’une simple distribution, c’est ainsi une réelle collaboration qui se met en place entre le studio Chizu et Gaumont. Pour l’anecdote, Gaumont veut dire « torture » en japonais, une référence qui a forcément fait sourire le studio.

A l’origine du film, il y a la paternité de Hosada. Le réalisateur se dit alors qu’il ne veut pas être le seul à élever son enfant. Les valeurs que sont l’initiation, la transmission des connaissances et la construction de soi sont ainsi au cœur de l’histoire (des valeurs que l'on retrouvait déjà dans son précédent film).

Epais de 650 pages, le storyboard a été rédigé quasi-exlusivement par Hosada. La traduction française a été faite par sa traductrice attitrée, qui le suit depuis des années. C’est grâce à cette traduction que Gaumont a pu travailler sur le film et interagir avec le studio sur le projet. De nombreuses évolutions ont eu lieu sur le script et le storyboard.

Le jeune Kyuta habite Shibuya, une ville extrêmement contemporaine, aux couleurs sombres et tristes. Devenu orphelin, il s’enfuit et va découvrir Jutengai, un monde parallèle aux couleurs chaudes et chaleureuses, peuplé d’une société d’animaux-esprits. Shibuya symbolise le monde des adultes tandis que Jutengai symbolise le monde de l’enfance, deux mondes entres lesquels Kyuta sera partagé. Si Shibuya nous rappelle notre quotidien, Jutengai au contraire appelle à l’évasion et au dépaysement, avec des décors inspirés du Maroc et notamment de Marrakech.

A Jutengai habite Kumatetsu, une bête bourrue et mal polie, qui aspire à devenir le seigneur de la société d’animaux-esprits. Pour se faire, il a besoin d’un apprenti et va choisir Kyuta. Ce dernier va apporter jeunesse et renouveau, et faire bouger la société. Aussi bien le maître que l’élève vont apprendre énormément au contact l’un de l’autre.

Iozen est le rival de Kumatetsu. Noble, charismatique et plutôt « beau gosse », il est son opposé. Ichionko est le fils de Iozen, mais aussi son apprenti et ainsi le rival de Kyuta.

Malgré l’opposition des personnages, il n’y a pas vraiment de méchant dans le film. Chaque personnage porte en lui le bien et le mal. Chaque personnage va être amené à prendre des décisions et faire des choix, décisifs pour lui mais aussi pour le futur des deux mondes.

La recherche graphique sur le film a été particulièrement poussée. Les décors ont été peints à la main, avec pour objectif de reproduire au plus proche la réalité. Le film rend un hommage à Karaté Kid donc Hosada est un grand fan, au travers du style de combat. L’arène de Jutengai a des airs de Colysée. Autant d’exemples qui montrent tout le soin apporté...

La présentation se termine avec la projection d’une bande-annonce et d’un long extrait du film, très sympathique ! Il ne reste plus qu’à attendre quelques mois pour découvrir le film en salles... Y.Compte explique que l’objectif de Gaumont est de faire découvrir le film au plus grand nombre. Le film sera donc exploité aussi bien en VOST qu’en version française, dans environ 200 salles.

Alors que la séance se termine, il est temps de rejoindre la plage du Moon où se tient le traditionnel...

piCNic Cartoon Network

J’arriverai malheureusement un peu tard pour récupérer le pack de goodies (qui contenait une sympathique casquette à laquelle je n’aurais pas dit non avec ce soleil de plomb !). Pas grave, l’essentiel est là : le pic-nic, où salades, glaces et autres sandwichs sont au menu ! Parfait pour se sustenter et affronter le reste de la journée...

Mais d’ailleurs, c’est quoi Cartoon Network ?

Si vous posez la question à un enfant, il vous parlera de Adventure Time ou encore Regular Show. Parmi les nouveautés 2015, notons l'arrivée de We are bears. Pour les plus grands, la chaîne est synonyme de nombreux souvenirs parmi lesquels les grands classiques des studios Hanna-Barbera comme Scooby-Doo et Tom et Jerry ou les célèbres Looney Tunes de Warner Bros.

Côté technique, Cartoon Network est une chaîne de télévision dirigée par la société américaine Turner Broadcasting System spécialisée dans la diffusion de séries d'animation. La version française a été lancée en 1997, la chaîne est aujourd'hui numéro 1 auprès des jeunes garçons (7/14 ans).

Le repas terminé, direction la terrasse de l’hôtel impérial où m’attendent deux grands messieurs...

Rencontre avec Pierre Coffin et Kyle Balda pour "Les Minions"

Durant un quart-d’heure, je vais ainsi échanger avec les deux réalisateurs du très attendu Les Minions. Grand gourou de la saga, Pierre Coffin est déjà derrière les deux premiers opus de Moi, Moche et Méchant. Ce frenchy est également la voix de TOUS les Minions, et ce dans tous les pays du monde... ces adorables créatures ne parlant pas vraiment, leur langage est universel. Kyle Balda a réalisé précédemment Le Lorax.

Cette très sympathique interview sera l’occasion d’échanger avec les deux réalisateurs sur les origines du film, le passage des Minions au « grand format » là où ceux-ci ne sont que des petites virgules dans les précédents, les différentes idées derrière le film, etc...

L'idée de faire un film consacré aux Minions est venue pendant la production de Moi Moche et Méchant 2. « Comment cela se passerait si les Minions se rendaient à la Vilain Con (un équivalent de la Comic Con, mais pour vilains) pour y trouver un boulot ? » Chris Meledandri, le patron de Illumination Entertainment, a ainsi chargé Pierre Coffin et son équipe de travailler sur ce nouveau projet.

Faire un long-métrage de 1h30 avec des bestioles qui ne parlent pas a été un vrai challenge. Au bout de 6 mois, l'équipe a monté 20 premières minutes de storyboard et cela ne marchait pas du tout... Les personnages auxquels les gens s'attendent sont des petites virgules, qui viennent « couper » le film. Faire ça pendant 20 minutes ressemblait à un simple enchainement de blagues sans aucun cohérence et était insupportable. « On se moquait complètement de ce qui arrivait aux personnages, sans jamais s'y attacher » explique ainsi P.Coffin. L'aspect émotionnel des personnages a ainsi été un vrai défi...

Pour y parvenir, les scénaristes ont « cassé » un petit peu le caractère des Minions qui n'ont - à la base - qu'un seul caractère unique, celui du groupe. Le grand changement est venu de la décision de créer une petite famille : Kevin, le grand frère, le leader qui donne des ordres ; Stuart, l'ado attardé, qui a la flemme mais qui adore qu'on s'intéresse à lui surtout quand il joue de la musique ; Bob, qui porte toutes les émotions du film. A partir de ce moment-là, l'équipe disposait de 3 personnages capables d’interagir ensemble. Ensuite, une histoire qui pouvait tenir la route a été placée dessus !

L'ensemble des autres Minions forme un grand groupe. Au long du film, ils ont été adaptés aux gags à raconter, en leur donnant des traits de caractère nécessaires pour la scène en question. L'idée n'était pas de décrire et de donner une personnalité à chaque Minion, mais plutôt d'adapter leur caractère et leurs réactions à chaque besoin.

P.Coffin nous explique ensuite comment il a travaillé les voix des Minions. Pour les 3 personnages principaux, cela a été relativement simple : pour Kevin, il est allé chercher dans les graves et a joué une certaine autorité ; Stuart parle très peu, et il s'agit de sa voix naturelle légèrement accélérée ; pour Bob, il a joué le rôle de manière un peu plus speed. Pour l'ensemble des autres Minions, ce sont des scènes de foule : si on arrive à distinguer un personnage dans la foule, c'est plus en fonction de ce qu'on veut lui faire faire à ce moment-là que d'un rôle pré-établi.

Concernant leur vocabulaire... Dans le premier Moi Moche et Méchant, P.Coffin a inventé des mots. Quand il avait un besoin de mots spécifiques, il faisait un travail sur les rimes. Pour Moi Moche et Méchant 2, il a fallu élargir le vocabulaire, il est allé piocher dans les mots étrangers, pas tant pour leur sens que pour leur mélodie. Les mots sont là pour faire rire si on les reconnait, mais c'est plus l'accent et le ton qui comptent. Pour Les Minions, il a continué sur cette lancée. Les Minions existent depuis la nuit des temps et ont toujours servi le plus grand méchant, partout dans le temps, il y a un sens à ce que leur langage ait un côté universel.

K.Balda explique que le choix des années 1960 et de Londres s'est fait naturellement. La capitale anglaise est ville « cool » avec une architecture riche et intéressante. Le projet des Minions étant de voler la couronne d'Angleterre, il était également logique qu'ils s'y rendent. Le choix de la période a été fait pour situer le film avant la rencontre avec Gru. En outre, il s'agit d'une période « peace and love », haute en couleurs, avec de la bonne musique (qui plus est en Angleterre).

Le personnage de méchant ultime créé pour le film est une femme, Scarlet Overkill. Dans les années 60, la femme devait rester au foyer et s'occuper des enfants. C'est donc un rôle à contre-courant de la période, il y a une certaine ironie à ce que le méchant soit une femme avec un mari qui travaille à la maison. Le couple formé par Scarlet et Herb est hyper-moderne et rajoute une part de charme à laquelle on ne s'attend pas. En outre, ces personnages permettent d'ancrer le film dans la période et ont rendu le film (encore) plus intéressant.

Tous les précédents films de la saga Moi Moche et Méchant ont été présentés au Festival d'Annecy, « cela ressemble donc maintenant à un rituel mais qui fait toujours un peu peur... » confie P.Coffin. « On ne sait jamais comment le public va accueillir le film et si celui-ci va marcher. » Le réalisateur vient à Annecy depuis maintenant plus de 20 ans et confie que c'est toujours un plaisir, même quand on a rien à présenter : « la bouffe est très bonne et le lac est très beau ! ». K.Balda ajoute que c'est réellement impressionnant ici, il est conscient de l'attrait pour les Minions, et sa volonté première est de ne pas décevoir le public.

Encore un immense merci à ces deux messieurs pour leur gentillesse et pour le temps passé ensemble !

J’avais initialement prévu de voir Adama (long-métrage en compétition). Le timing sera malheureusement trop court pour rejoindre la Grande Salle de Bonlieu, l’interview ayant pris un peu de retard. Un mal pour un bien, je profiterai de ce créneau devenu libre pour partir à la rencontre des Minions...

Les Minions débarquent à Annecy

A l’occasion de la sortie du film, les Minions en personne – Kevin, Bob et Stuart – sont arrivés en bateau sur le Pâquier où les attendaient leurs (très) nombreux fans. Ils étaient accompagnés de leurs gardes du corps, et ces derniers n’étaient pas de trop vu le monde présent... Je pourrai ajouter sur mon CV « reporter de guerre » suite à cette expérience, tant les photos que vous découvrez ont été acquises au péril de ma vie (bon ok j’exagère, mais pas tant que ça).

Pour les plus courageux et téméraires, il y avait la possibilité de faire une photo avec les Minions. Pour d’autres, il s’agissait d’être le plus rapide ou le plus habile pour attraper les cadeaux jetés en l’air. Cet engouement nous prouve au moins une chose : la popularité des Minions est au top, et le film s’annonce d’ors et déjà comme un succès de cet été !

Après ce bain de foule royal, les Minions ont remonté en calèche le long du lac de l’Impérial Palace à Bonlieu où se tenait l’avant-première évènement...

Pour ma part, je me dirige vers le Pathé pour découvrir une suite (légèrement) attendue...

The Snow Queen 2 (long-métrage hors compétition)

La projection est introduite par l'équipe du film...

Ce film n’est autre que la suite de The Snow Queen présenté à Annecy en 2013. A quelques mois de la sortie du Disney La Reine des Neiges, ce petit film russe sans prétention m’avait alors agréablement surpris. Loin d’être un chef-d’œuvre, il était néanmoins agréable à regarder et son histoire se rapprochait plus de l’œuvre originale de Andersen, offrant une autre approche que le (futur) succès des studios Disney. Un temps prévue pour s’intituler The Snow King, cette suite s’appelle finalement sobrement The Snow Queen 2, mais que vaut-elle ?

À travers des aventures enjouées et périlleuses, un petit troll nommé Orm apprend que la tromperie n'apporte pas le bonheur, l'amitié et l'amour vrai.

« Sympa mais sans plus ! », voilà qui résume une nouvelle fois mon avis sur un film ici à Annecy. La bonne surprise de 2013 n’est plus là, et j’ai eu l’impression de regarder un téléfilm sur Gulli un dimanche après-midi... dommage ! La réalisation visuelle est du niveau du premier opus, le souci est que nous sommes en 2015... cela donne l’impression d’un cruel manque d’ambition. Au niveau de l’ambiance et des décors, on ressent une nette inspiration de la Russie, ce qui n’a rien d’étonnant vu la nationalité du studio. Loin d’être dérangeante, celle-ci est au contraire dépaysante. Je donne en revanche un bon point pour la 3D relief, bien exploitée.

Ultra simpliste, le scénario regorge de facilités mais aussi de lacunes, un comble. Pour faciliter la compréhension, il aurait d’ailleurs été plus logique de conserver au film son titre initial. En effet, ici point de Snow Queen, mais bel et bien un Snow King qui est au cœur de l’histoire. Ce dernier est en fait un avatar maléfique de Orm, créé par le miroir magique sur un mensonge. Le petit troll va alors devoir tout faire pour se rattraper et sauver son monde, mais aussi se faire pardonner auprès de Gerda.

Le film est la suite directe du premier opus, un 3e volet est prévu pour 2016. A la différence du 1er film, celui-ci a été réalisé avec un casting vocal anglais permettant de faciliter les ventes à l’international.

Pour clotûrer cette journée en jaune, ce soir c’est l’avant-première tant attendue...

Les Minions (avant-première évènement)

Ayant déjà vu le film, je passerai mon tour pour cette fois. Je vous propose quand même quelques photos, histoire de faire comme si j’y étais. Et cela ne m’aura pas empêché de récupérer des Tic Tac aux couleurs des persos. Banana, l’honneur est sauf !

« Fun et barré à l’image de ces adorables créatures, Les Minions nous offrent 1h30 de folie et d’humour ! »

Au même moment, sur Canal+ est diffusée une émission un peu particulière...

"Le Petit Journal" s'anime

A l'occasion du Festival d'Annecy, toute la rédaction du (Le) Petit Journal s'est mobilisée pour proposer une émission 100% animée avec le concours de l'école des Gobelins et Supinfocom Valenciennes. Pour la première fois à la télévision française, un programme de flux est intégralement réalisé en images d'animation.

Yann Barthès, Eric & Quentin, Martin Weill, Salhia Brakhlia, Catherine & Liliane, mais aussi le décor, le public et toutes les séquences habituelles sont représentés à travers différents types d'animation : 2D, 3D, Motion Design, Mix Media, illustrations...

En prime, une invitée spéciale... Charlotte Le Bon, qui prête sa voix au personnage de Joie dans le dernier film d'animation Pixar Vice-Versa s'animera elle aussi aux côtés de Yann Barthès.

Ce jeudi 18 juin, animez-vous avec Le Petit Journal sur Canal+ !!

Pour ma part, j’ai un rendez-vous d'un autre genre ce soir avec...

Spike and Mike’s Sick and Twisted Festival of Animation

Après deux ans d’absence, les trouvailles insolites et hilarantes sélectionnées par Spike et Mike sont à nouveau au programme du Festival.

Premier constat : en rentrant on peut dire que l’on est tout de suite plongés dans le bain ! Un sac à vomi nous est gracieusement offert, ce qui est peu encourageant sur les images qui nous attendent. Nous recevons une main lumineuse pour applaudir à notre place, et deux ballons géants nous attendent dans la salle, remplaçant le temps d’une projo les avions pour occuper les Festivaliers ! Spike en personne est là pour présenter ses toutes dernières Sick and Twisted Animations. C'est parti pour une séance où vidéos virales, censurées, effrayantes, dégoûtantes et désopilantes sont au rendez-vous...

Si je devais résumer cette séance spéciale en quelques lignes, je dirais que ça avait des airs de soirées entre potes à trainer sur le net... ce genre de soirée où on se retrouve généralement sur YouTube ou sur divers sites humoristiques, à mater des (petites) vidéos plus ou moins intéressantes et intelligentes... Et ben là c’était la même chose, pendant 1h30, sur un écran de ciné ! Une petite pause bienvenue au milieu de cette folle semaine bien remplie ! Ce sera l’occasion de découvrir des courts-métrages et élargir ma « culture » (notez la présence des guillemets) ou bien d’en revoir d’autres plus connus sur grand écran (Voteman, La révolution des crabes).


La révolution des crabes (Arthur de Pins / France / 2003)

Il est presque 23h, l’heure est venue de rejoindre ma chambre. La journée de demain s’annonce plutôt sage par rapport aux précédentes, l’occasion de profiter de l’ambiance du Festival. Au programme notamment, une rencontre avec les réalisateurs de Mune, la séance évènement d’un trésor retrouvé de Richard Williams et l’avant-première évènement de Phantom Boy. A suivre...