[Critique] Minions en herbe

/!\ La critique de "Comme des bêtes" est disponible !!

Le film

Suite à une réclame à la télévision, les Minions se mettent en tête de faire l'acquisition d'un robot cuisinier capable de réaliser de délicieux smoothies. Ne disposant pas des économies nécessaires, nos petits amis jaunes décident de démarrer une entreprise de jardinage. Évidemment, tout cela ne va pas très bien se passer et les catastrophes (hilarantes) vont s'enchainer...

Minions en herbe est à découvrir au cinéma le 27 juillet prochain, il sera proposé en ouverture des séances de Comme des bêtes.

Mon avis

Apparus en 2010 au côté de Gru dans Moi, moche et méchant, les Minions sont depuis devenus de véritables icônes et un véritable phénomème de société. C'est donc tout logiquement qu'ils ont eu le droit à leur propre film, baptisé sobrement Les Minions. Sorti l'été dernier, ce long-métrage a rapporté plus de 1,15 milliard de dollars au box-office mondial, devenant (à date) le deuxième plus grand succès d'un film d'animation.

En 2016, nos petits amis sont de retour, mais dans un court-métrage. En attendant Moi, moche et méchant 3 l'année prochaine, le timing était idéal pour offrir aux spectateurs leur « dose de Minions ». Plus habitués à l'animation et aux effets visuels, Bruno Chauffard et Glenn McCoy font ici leurs premiers pas en tant que réalisateurs. A leur côté, de nombreux artistes du studio ont profité de ce (mini) projet pour le grand écran pour essayer de nouvelles choses et se faire la main.

Si Minions en herbe n'est pas le premier court-métrage mettant en scène les adorables créatures jaunes - c'est en fait le dixième après, notamment, Home Makeover, Orientation Day, Banana ou Puppy -, c'est en revanche le premier court-métrage réalisé par Illumination Entertainment a avoir les honneurs du grand écran. Les précédents ont été diffusés sur internet ou alors en bonus des éditions vidéo.

A l'instar de Disney et Pixar, Illumination se lance à son tour dans les courts-métrages proposés en préambules de ses longs-métrages. Ici, point de démonstration technique, de photoréalisme - ni même de réalisme tout court - ou d'histoire visant à nous faire verser toutes les larmes de notre corps, mais un court-métrage beaucoup plus fun, dans la lignée des aventures des Looney Toons ou de Tex Avery.

Pas de réelle histoire, mais un enchainement de gags tous plus absurdes les uns que les autres, pas toujours de très bon goût, mais délicieusement drôles et décalés. Le (mini-)film est ponctué de références aux autres films du studio - « Let it grow » indiqué sur un casque de chantier en référence au (Le) Lorax, ou bien encore Max de Comme des bêtes -. L'ensemble est beau et coloré. Les Minions sont sans conteste les créatures parfaites pour ce genre de choses, à l'instar des pastilles qui ponctuent les opus de Moi, moche et méchant et le format « court » leur sied définitivement !

A l'image de ses protagonistes, Minions en herbe est absurde et décalé, « so Minions » Illumination Entertainment nous offre une tranche de rire instantanée, 5 minutes de « grand n'importe quoi », on n'en demandait pas tant !