[Critique] Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2

Le film

Au cours d’aventures mouvementées, Peter Quill, alias Star-Lord, et sa bande venue des quatre coins du cosmos patrouillent et protègent l’univers, profitant de la célébrité acquise en sauvant Xandar pour mener quelques missions très rentables, en vrais mercenaires qu’ils sont. Mais leur union va être mise à mal lorsque le secret des véritables origines de Peter Quill va être percé. Leurs ennemis d’autrefois deviennent de nouveaux alliés, et des personnages bien connus des fans des comics vont leur venir en aide...

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 est à découvrir actuellement dans les salles !

Notre avis

Le retour des héros... et des nouveaux venus

Basé sur les personnages du comic Marvel éponyme, Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 marque le retour sur grand écran de la bande d’aventuriers la plus Rock’n Roll de l’univers, toujours sous la direction de James Gunn. En 2014, le premier opus avait été LE succès de l'été, tant critique que public, affichant 770 millions de recettes au box-office mondial. Le film s’inscrit dans la droite ligne des spectaculaires aventures épiques entreprises par les studios Marvel ces dernières années de Iron Man à Docteur Strange en passant par Avengers. En 2017, l’Univers Cinématographique Marvel prend une nouvelle dimension...

Chris Pratt reprend son rôle de Peter Quill. Ce dernier s’est davantage installé comme leader du groupe et il a un peu plus le sens des responsabilités depuis qu’il a pris le nom de Star-Lord. Zoe Saldana retrouve le personnage de Gamora, la redoutable tueuse à la peau verte. Dave Bautista incarne à nouveau Drax, l’intimidante montagne de muscles couverte de tatouages. Bradley Cooper prête à nouveau sa voix à l'étrange Rocket. Groot, la créature végétale humanoïde d’une sagesse millénaire, est de retour sous la forme d'un adorable Bébé Groot ; il vole plus que jamais la vedette à ses partenaires et doit son toujours unique réplique « I'm Groot » à Vin Diesel.

Si le premier volume voyait nos héros évoluer pour devenir une famille, la suite se concentre sur la difficulté de maintenir ces liens. « Rester une famille est bien plus difficile que d’en devenir une » explique le réalisateur, ce n'est donc pas anodin si la famille est au cœur de ce deuxième film ! Le premier nous introduisait l'ensemble des protagonistes, le deuxième est l'occasion de découvrir qu'ils y sont vraiment. Leur intrigue et leur personnalité sont considérablement développées et il se pourrait même que l'équipe des Gardiens se retrouve étoffée... mais chut !

L'importance de la famille

Les dix dernières minutes des (Les) Gardiens de la Galaxie soulevaient des interrogations autour de la véritable identité du père de Star-Lord. Si l'on pouvait s'attendre à que la suite tourne autour de ce mystère, il n'en est rien. Ici, il ne s'agit pas de révéler qui il est, il est question de savoir quelle est la relation entre Peter et ses différentes figures paternelles...

Ego, le vrai père de Peter, fait ainsi son apparition. Cet extraterrestre – un Céleste – est un explorateur intergalactique et il cherche son fils depuis bien longtemps. C'est le célèbre Kurt Russell qui interprète ce paternel un brin mégalo. Personnage aux multiples facettes, Yondu gagne réellement en profondeur dans ce film et Michael Rooker lui apporte toute sa personnalité. La lien qui unit Peter et son père adoptif, entre relation familiale et amitié forte, tient une place importante dans l'intrigue. Kralgin, le bras droit de Yondu, toujours intérprété par Sean Gunn, est également de retour et prend de l'importance !

Gamora aussi éprouve des difficultés dans ses rapports à ses géniteurs : son père adoptif est Thanos et sa sœur est Nebula, campée une nouvelle fois par Karen Gillan. Dans le premier chapitre, Gamora apparaissait comme quelqu’un de bien et Nebula, au contraire, comme une vraie méchante. On découvre cette fois que leur relation et leurs personnalités sont beaucoup plus complexes... Thanos en revanche, même si il est mentionné, ne figure pas au générique... son heure ne semble pas encore venue et d'autres dangers attendent nos Gardiens au cœur de la Galaxie !

Plus encore que dans le premier opus, les Ravageurs tiennent une place importante dans l'intrigue. On y retrouve ainsi de nombreux nouveaux venus, parmi lesquels le redoutable Taserface interprété par Chris Sullivan, ou encore Stakar interprété par... un certain Sylvester Stallone.

Le film nous introduit un autre personnage étrange : Mantis, la servante d’Ego, une alienne aux allures d'insecte, capable de ressentir les émotions des gens rien qu'en les touchant et de les influer. Cocorico, cette nouvelle venue est interprétée par la frenchie Pom Klementieff, qui fait ici son grand début dans l'univers Marvel.

La musique du cosmos

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 nous entraîne aux confins du cosmos au rythme de la compilation Awesome Mixtape n°2. La bande originale du premier film avait fait l'unanimité auprès du public avec sa tracklist 80's, ce nouveau mix était donc attendu avec impatience par les fans qui se demandaient quels titres avaient bien pu choisir le réalisateur. Comme pour le premier opus, l'ensemble des titres ont été choisis et intégrés dès l'écriture du scénario. « Elles font partie de l’histoire et participent à sa progression » explique James Gunn. Le résultat est une bande son plus éclectique en termes de genres musicaux, avec des titres connus du grand public et d'autres qui le sont un peu moins... mais pour un résultat parfait qui saura enchanter vos oreilles !


Cat Stevens - Father and Son

Les Gardiens et l'Univers Cinématographique Marvel

Créés par le scénariste Arnold Drake et le dessinateur Gene Colan, les Gardiens de la Galaxie ont fait leur apparition pour la première fois dans les comics Marvel en 1969 : il s’agissait d’une équipe de héros du 31e siècle, chacun étant le dernier représentant de son espèce. Leur première apparition en 2014 au sein de l’Univers Cinématographique Marvel tranchait radicalement par son ton et son style avec les autres films, et mettait pour la première fois sur le devant de la scène des personnages autres que les héros formant le noyau dur des bandes dessinées Marvel.

On le savait déjà de la bouche du réalisateur mais ce nouveau film ne fait (malheureusement ?) pas beaucoup avancer l'intrigue de la saga Marvel sur le grand écran. A la place, il prend le temps de s'intéresser à tous nos héros qui gagnent réellement en profondeur. Yondu, Nebula ou Kraglin prennent également de l'importance et gagnent en intérêt. Il y a bien quelques allusions à Thanos et aux pierres de l'infini, mais pas grand-chose de concret...

Il faut attendre les traditionnelles scènes « bonus » pour en apprendre un peu plus. L'évocation d'un certain Adam vous fera peut-être bondir de votre siège si vous êtes un habitué des comics. Le cas échéant, vous risquez de vous demander de qui il s'agit... Dans les comics, Adam Warlock est un humain créé de manière artificielle. Il est le fruit d'une expérience mené par des scientifiques dans le but d'en faire un humain parfait afin de le contrôler et de l'exploiter. Mais avant même sa naissance, à l’intérieur de son cocon, Warlock comprend les intentions de ses créateurs et parvint à s’enfuir, s’envolant pour l’espace. Il est également connu pour être l'un des rares individus à pouvoir manipuler les pierres d'infini sans y laisser la vie... De quelle manière sera-t-il exploité au cinéma ? Nous le saurons très bientôt. La suite ? Puisque Spiderman : Homecoming s'annonce aussi comme un standalone, il faudra a priori attendre Thor : Ragnarok pour continuer notre préparation pour Avengers : Infinity War ! En tous cas, voilà qui ouvre des perspectives intéressantes...

Clins d'oeils, caméos et scènes (pas si) cachées

Le film regorge de caméos et clins d'oeils, notamment aux années 80 et à l'univers Marvel. Parmi toutes les surprises, citons la présence de Howard the Duck, de Pacman, de (presque) Mary Poppins ou encore... de David Hasseloff ! Depuis sa première apparition sur le tournage il y a un peu plus d'un an, le public s'interroge également sur le rôle de Sylvester Stallone, véritable icône du grand écran, dont le rôle s'avère au final anecdotique. Enfin, comme dans chaque film Marvel, Stan Lee a droit à son traditionnel caméo. A vous de les repérer et de découvrir les nombreux autres !

Dans la bande-dessinée, le père de Star Lord se trouve être J’son – l’Empereur de l’Empire de Spartoi. Déjà en 2014, James Gunn avait déclaré que la suite du film ne serait pas fidèle à la BD. Ego n'est par contre par un inconnu pour les lecteurs de comics. « Quand l’univers commença à s’organiser, et que les planètes se formèrent à partir de gaz, de poussières et d’atomes dans le disque d’accrétion de leurs étoiles respectives, une planète se développa différemment de toutes les autres, évoluant graduellement au cours de millions d’années pour acquérir une intelligence et une conscience. Cette planète devint connue sous le nom d’Ego, la Planète vivante. » (source marvel-world.com. C'est la première fois que le personnage prend l'apparence d'un être humain - sous les traits de Kurt Russel -, cela n'arrive en effet jamais dans les comics où il se contente d'être une planète. Son dessein est en revanche le même : survivre et assurer sa descendance, à l'instar de n'importe quel autre être vivant...


Ego

En conclusion

Avec en toile de fond musicale une nouvelle cassette audio encore plus rock dont la mère de Peter Quill avait le secret, Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 nous entraîne dans la suite des aventures de cette drôle de bande de mercenaires aux confins du cosmos. Les Gardiens vont cette fois devoir lutter pour rester unis lorsqu’ils percent le mystère de la véritable filiation de Star-Lord. Ceux qui autrefois étaient leurs ennemis vont devenir leurs alliés, des personnages bien connus des fans des comics vont venir en aide à nos héros et les liens familiaux n'ont jamais été aussi importants... En 2014, nous faisions leur rencontre. En 2017, nous apprenons à les connaitre encore mieux et l’Univers Cinématographique Marvel prend une nouvelle dimension !

L'humour est omniprésent dans ce film totalement décomplexé et assumé, sans aucun temps mort. Le film n'a pas vraiment de lien direct avec le reste de la saga mais s'apprécie néanmoins parfaitement et les difficultés que doivent affronter nos héros n'en sont pas moins redoutables. En plus de devoir sauver la Galaxie, ils vont également devoir affronter leurs passés.

James Gunn nous livre un film à l'écriture débridée, un festival de couleurs et d'action à la limite de l'overdose. Les caméos et les nombreuses références à la pop-culture se comptent par dizaines. Les personnages se lâchent, les échanges sont souvent explicites (voir trash) et la mise en scène est absurde, souvent carrément « wtf ». Si l'effet de surprise n'est plus là, le plaisir -lui- reste intact... un gros kif !

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